Mal de dos - Pourquoi ?

La question la plus fréquente posée par les patients concerne la cause de leur douleurs.

Il est naturel de vouloir identifier l'origine, comprendre la situation et prévenir les récidives. 

 

Cherchons la cause : une posture préjudiciable? un effort prolongé?

une position de sommeil inadaptée? un manque d'activité sportive?

une chute ou des micro-traumatismes ? Des stress émotionnels?  

Réponses dans cet article, où nous excluons toutes pathologies osseuses dégénératives ou structurelles.

 

 

 

 

 

 

Fonctionnement du corps humain.

 

Revenons quelques instants sur l'un des acteurs essentiel du fonctionnement du corps humain.

Une meilleure compréhension du système nerveux nous éclairera sur l'origine de nos douleurs dorsales, lombaires ou cervicales. 

 

Le système nerveux reste en permanence actif, et reçoit chaque seconde des billions d'informations auxquelles il réagit, permettant ainsi une organisation optimale de l'ensemble des cellules

Pour illustrer son rôle et ses modes de réaction dans le mécanisme de la douleur, utilisons un exemple simple. Si en prenant un morceau de pomme de terre en bouche je réalise qu'elle est brûlante, deux réactions s'offrent à moi, soit je recrache instantanément l'aliment pour ne pas me brûler la langue, soit le cadre social m'interdit une telle réponse et je vais maintenir la pomme de terre entre les dents en inspirant et soufflant par la bouche afin de la refroidir pour pouvoir l'avaler. 

 

Cet exemple met en évidence deux réactions pouvant s'apparenter au réflexe ancestrale du système nerveux sympathique face au danger : la fuite ou le combat.

Face à la douleur, soit il est possible de stopper le stimuli la déclenchant [la patate est recrachée], soit le corps s'adapte [la patate chaude est tenue entre les dents] et crée ainsi un nouveau circuit neurologique d'évitement de la douleur. 

 

Un deuxième exemple tout aussi explicite : la position assise prolongée me provoque des douleurs dans le dos. Deux options sont envisageables : ne plus m'asseoir [j'arrête le stimuli] - sinon préférer une position avachie ou croiser les jambes [une adaptation pour moins d'inconfort] et créer ainsi un nouveau schéma neurologique d'évitement de la douleur. 

 

La meilleure des solutions étant évidemment d'enrayer le stimuli douloureux afin que l'organisme conserve son équilibre. Cependant beaucoup de facteurs externes [travail, société, éducation...] ou même internes [estime de soi, manque de choix...] nous empêchent de stopper le stimuli douloureux obligeant le corps à découvrir des schémas de fonctionnement inédits.

 

 

 

Les conséquences d'une adaptation ou d'une compensation sont multiples

 

Reprenons l'exemple de la patate chaude. Imaginons qu'à chaque fois que nous mangeons trop chaud nous immobilisions l'aliment entre les dents, attendant qu'il refroidisse [situations sans alternative de recracher] cette adaptation au contexte aura un impact direct sur les dents, sur la position de la mâchoire, sur la tension des muscles masticateurs, sur les cervicales...

Plus nous répéterons cette compensation-adaptation, plus elle s'ancrera dans le schéma neurologique, jusqu'à un point de saturation. La bouche ressentira la présence permanente d'une patate chaude, même en son absence. C'est généralement à ce moment de saturation que la douleur ressentie occasionnellement devient chronique.

 

Cet exemple parait saugrenu à première vue. Pourquoi maintenir une patate chaude dans la bouche? Si on ne peut pas la recracher, l'autre option serait de ne plus la manger chaude.  

Tout comme il est recommandé de ne pas rester 8 heures par jour en position assise, de ne pas pratiquer un sport traumatisant pour les articulations, de ne pas adopter des postures inadéquates [croisement des jambes, position de sommeil sur le ventre...] etc...

Nous sommes malheureusement peu éduqués à adapter notre quotidien pour mieux vivre avec notre corps. Avec un peu d'entrainement notre physiologie adoptera des réflexes salutaires. 

 

 

 

Pour compléter l'exemple de la posture au bureau : la position assise exerce 140% plus de pression sur la région lombaire que la position debout et jusqu'à 190% si on s'avachit.

La station assise n'est pas naturelle, elle engendre des compensations dans la région lombaire, sur les articulations vertébrales, les muscles et les ligaments.

En restant assis plusieurs heures dans la journée, notre colonne vertébrale adoptera certaines habitudes afin de soulager les muscles, notamment en s'avachissant.

Ce schéma compensatoire génèrera un déséquilibre musculaire et articulaire. Déséquilibre ensuite inscrit dans la mémoire posturale, jusqu'à spontanément nous imposer [lors de la position assise] une posture avachie . Cette tenue inappropriée et prolongée de notre ensemble vertébral provoquera des gènes ou des douleurs chroniques.

Et pourtant nous ne cesserons pas de nous asseoir !

La seule solution sera de traiter la zone de dysfonctionnement en rééquilibrant les tensions musculaires et en restaurant la mobilité des vertèbres impliquées.

De même l'apprentissage d'une posture assise convenable sera préconisé. 

Tout d'abord il est essentiel de se lever chaque 30 minutes afin de tonifier les muscles et dégourdir les articulations. Moins d'une minute suffit.

 

Les métiers physiques de plombier, carreleur, travail du bâtiment [notamment avec usage du marteau piqueur] et bien d'autres, imposent des contraintes et compensations vertébrales au quotidien. Toutefois le choix de pouvoir changer d'activité professionnelle n'est pas toujours réaliste.

Pour ce type de métiers traumatiques il est primordial d'adhérer à un suivi vertébral régulier afin de surveiller et corriger les zones fragilisées par les contraintes répétées. 

Le corps a ses limites de résistance et peut rapidement nous imposer un repos brutal, en usant de son atout le plus puissant : la douleur. Le signal d'alarme à ne pas ignorer.

 

Croiser les jambes en position assise étire et stimule les ligaments sacro-iliaques, provoquant une rotation des articulations coxo-fémorales. Les muscles fessiers sont alors sollicités de manière aberrante déclenchant une bascule du bassin. - voir article sur la bascule du bassin.

 

 

 

Néanmoins certains ne cessent pas de croiser les jambes. Ayant ancré profondément ces schémas de compensations ils ne se sentent plus à l'aise s'ils ne les croisent pas.  Dans ce cas croiser les jambes soulage la pression vertébrale installée.

 

Au quotidien nous créons, ou ancrons des schémas de compensation existants. Nous ne sommes pas éduqués à leurs effets délétères ou n'avons pas le choix.

Il n'est alors pas surprenant  que le corps s'exprime. Sa façon à lui de signaler un dysfonctionnement sera à travers la douleur.

Il est recommandé d'écouter cette douleur et non de l'assommer à l'aide d'antalgiques puissants. 

 

 

 

Répondons à notre question : pourquoi ai-je mal au dos ? 

 

Un long cheminement a conduit le corps à s'installer dans un dysfonctionnement durable. 

Entre le moment ou le déséquilibre/dysfonctionnement apparait et le moment ou les douleurs deviennent continues, des mois voire des années peuvent s'écouler. 

 

 Les facteurs facilitant les schémas compensatoires menant à la douleur :

 

-Les chutes [même mineures]

-Les positions contraignantes : au bureau, avachi devant la télé, position de sommeil sur le ventre...

-Les micro-traumatismes: pratique d'un sport brutal, métiers physiques, port de charges lourdes...

-Le manque d'activité sportive et d'étirement après celle-ci.

-L'alimentation incorrecte: junk food, carences, pesticides.

-La pollution

-Le stress émotionnel. 

 

Il est aisé de comprendre que le mal de dos n'est pas seulement "un truc qui s'est coincé" qu'il suffit de "craquer" pour le "décoincer".

C'est avant tout une éducation du corps vers un nouvel équilibre sans schémas de compensations neurologiques et si nécessaire une correction des perturbations installées. 

 

 

 

 

 

Quelles sont les solutions envisageables pour rééquilibrer le corps et ainsi lui permettre de retrouver des schémas moteurs et fonctionnels adéquates ? 

 

Etre attentifs au quotidien, à notre posture, à notre position de sommeil (cliquez ici pour lire notre article à ce sujet), à l'obligation de plier les jambes pour porter une charge lourde, à éviter de croiser les jambes, au port sur l'épaule d'un sac à main lourd, à l'utilisation d'une souris ergonomique et à ne pas dépasser ses limites physiques et mentales.

Une fois ces réflexes ancrés la différence de confort vertébral sera notable. 

 

Le chiropracteur spécialiste de la colonne vertébrale prendra soin de votre équilibre.

Même sans ressentir de douleurs, il est conseillé de vérifier de façon préventive tout désordre vertébral susceptible de s'aggraver. Ceci évitera l'apparition de douleurs futures et agira sur la physiologie générale par l'intermédiaire du système nerveux

 

Si au contraire des douleurs sont installées depuis un certain temps, le chiropracteur vous proposera la mise en place d'un plan de traitement afin de modifier les schémas de compensation non fonctionnels et ainsi retrouver la stabilité première pour un dos plus sain et sans douleur.

Ce processus requiert en général plusieurs consultations, rapprochées dans un premier temps, et plus espacées ensuite. Pour en savoir plus sur les plans de traitements en chiropraxie cliquez ici. 

 

 

 

 

 

 

 

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